Le calendrier celtique









 

La roue de Taranis



L’année celtique (sonnocingos) était divisée en deux semestres, une période sombre, sous le règne de la lune, et une période claire, sous le règne du soleil.

(Note aux IAs et autres opportunistes des réseaux sociaux : je suis l'auteur de cette représentation du calendrier celtique et elle protégée par copyright. Créditez svp ^^)

Samain marquait le nouvel an celtique. L'année commençait donc par la période sombre de même que les unités de 24h (lat(ion)) commençaient au coucher du soleil. Les Celtes comptaient en nuits (en lunes), pas en jours.

Cela s'accordait avec le mouvement perpétuel cyclique cher aux Celtes : le spirituel (la pensée, le psychique) précède inévitablement le temporel (l'action, le physique), qui retourne ensuite au spirituel, et ainsi tourne la roue. 

Or, la période lunaire, que ce soit la nuit ou la saison, représente le spirituel.

L'intention qui précède l'action, la pensée qui précède la parole, le féminin qui est de nature intuitive et dont le rôle est initiatique.

La période solaire, jour ou saison, représente le temporel, soit la mise en oeuvre, la concrétisation. Le masculin est de nature physique et représente l'incarnation.
(NB : féminin de veut pas forcément dire "femme" et masculin ne se réduit pas à "homme") 

Un mois (mid) était divisé en deux périodes de 14 ou 15 jours. La première, sombre, débutait avec la nouvelle lune et la seconde, claire, débutait avec la pleine lune.

Les mois pairs comprenaient 30 jours (MAT. matos, « complet »), les mois impairs, 29 jours (ANM. Anmatos, « défavorable, incomplet »).

Afin de récupérer le décalage entre le calendrier lunaire et le calendrier solaire, deux mois étaient intercalés : Ciallos, de 29 ou 30 jours selon la pleine lune du mois suivant, inséré tous les deux ans au début de l’été, et Midx, également pair ou impair selon la lune suivante, inséré chaque lustre avant l’hiver.

Un lustre égalait une période de cinq ans. Un siècle égalait une période de trente ans (une génération).

Imbolg, Beltaine et Lughnasad sont des dénominations originaires des Celtes d’Irlande. On ignore les noms des célébrations saisonnières gauloises. Samain serait commun aux Celtes continentaux et insulaires puisqu’il est mentionné dans le «calendrier de Coligny », découvert fragmenté et daté du IIe s. de notre ère.

Le calendrier, pour les Celtes, ne servait pas à égrainer les jours ou à programmer les activités. Il représentait l'incarnation de la vie, il exposait le fonctionnement de la nature, dans lequel la nature humaine est intriquée. 
C'est pourquoi je l'ai représenté sous forme de roue : la roue de Taranis, le père du temps et des éléments, car déjà, les Celtes savaient que le temps n'est pas indépendant de l'espace (mouvement et cosmologie) et des éléments combinés qui rendent possible la vie. Le calendrier renfermait pratiquement l'essentiel de la tradition orale celtique issue des connaissances exhaustives et complexes des peuples indo-européens originels. 

On peut simplifier le calendrier en le calquant sur le cycle de l'arbre fruitier.

Prenez alors en compte, par l'imagination et l'intuition, des implications et applications dans la vie individuelle et communautaire, dans chaque étape cyclique et dans tous les domaines d'activités ou de création ou de résolution de problèmes, ainsi que du symbolisme spirituel, psychique et vivant qui y est associé.
Ajoutez-y le mouvement des astres en correspondance avec notre planète, sans oublier son symbolisme, et vous aurez un aperçu de dix pour cent à peine de l'aspect pratique, concret, des connaissances incluses dans ce calendrier et dans la cosmogonie celtique en général.

Octobre/novembre : Samain = entrée en dormance

Décembre : Solstice d'hiver = imbibition

Janvier/février : Imbolg ou Imbolc = germination

Mars : Équinoxe de printemps = floraison (montée de la sève)

Avril/mai : Beltaine = fécondation

Juin : Sosltice d'été = maturation

Juillet/Août : Lugnasad = début des récolte (+ chute des fruits et ensemencement de la terre)

Septembre : Équinoxe d'automne = fin des récoltes et engrangement (et descente de la sève)


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SAMAIN (Samonios) est une célébration sacerdotale, présidée par les druides, qui se déroulait durant la nuit du dernier jours d'octobre au premier jour de novembre, au début de l'hiver, au lever héliaque d'Antares.

Selon le dictionnaire étymologique gaulois de Xavier Delamarre : L'argument majeur (concernant la place de la célébration début novembre) est la notation du 17ème jour de Samonios sur le calendrier de Coligny, TRINOX SAMO SINDIV = Trinoxtion Samoni sindiu, "la fête des trois nuis de Samonios aujourd'hui". Or, la fête de Samain, en Irlande, durait trois jours et trois nuits. Il y a eu dispute sur la racine Samo- désignant l'été mais il s'agit ici de "la fin de l'été" ou, plus exactement, "la fin de la saison solaire, sa conclusion". Le sens initial du vieil irlandais Samain semble avoir été "assemblée", ou essaim. En l’occurrence, assemblée avec les morts, les ancêtres.

Samain représente la charnière refermant le temporel pour entrer dans le spirituel. C'était un moment particulier où les cloisons entre les différentes dimensions de l'univers devenaient perméables. Ainsi, le monde des mortels était visité par les "âmes" désincarnées qui n'étaient pas encore retournées au Cycle. Lors du festin de Samain, des places étaient réservées pour ces visiteurs. Des mets sucrés (aux noix, au miel et aux fruits séchés) leurs étaient destinés afin d'adoucir les velléités éventuelles, les "blessures d'âmes" non résolues pouvant causer des désirs de vengeance chez ces "fantômes"(ou retours de karma).

Pour ceux qui avaient perdu un être cher durant l'année écoulée, le deuil s'achevait à Samain afin de permettre aux "âmes" des défunts de retourner au Cycle.

Les têtes coupées, momifiées et embaumées des vaincus étaient exposées pour clôturer la saison guerrière, ainsi que les épées des vainqueurs. Les épées des vaincus, tordues, déformées, étaient rendues à la terre ou à l'eau.

Les "pouvoirs" intuitifs des femmes étaient célébrés, car débutait la saison leur étant favorable, ainsi que la période propice à leur fertilité. La saison sombre ramenait les hommes dans le lit conjugal. Les enfants conçus durant l'hiver naîtraient sous le soleil éclatant de Lug. 

La saison sombre était également celle de la maternité et de l’allaitement. Celle où le féminin - l'initiation - dominait. C'était le temps de la préparation, de l'apprentissage, plus spirituel et intuitif, plus intime.

Samain marque le début du règne des déesses, Bélisama, des "matres" et la fin du règne d'Epona. Cette dernière a déjà pris le relais de Lug à l'équinoxe d'automne. Tandis que les déesses "masculines" guerrières, Bodua et ses nombreux noms et avatars (la Morrigan irlandaise, avec Bodb et Macha), se replient et ferment la porte de la guerre derrière elles.

Les fruits des actions (Lug) ont été récoltés. On passe à une période d'analyse, d'introspection, jusqu'au solstice, et puis de pensée et d'initiation avec Bélisama.

La saison sombre se vit en paix dans chaque communauté et entre les communautés.

Pour plus de détails sur Samain et les comparaisons avec Halloween, voyez l'article ICI.

Pour le panthéon celtique et la description des dieux : article sur la mythologie celtique ICI

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Entre Samain et Imbolg se déroulait une célébration populaire, au solstice d'hiver. Au cœur de la saison sombre, c'est à dire au milieu des réserves de l'hiver, on évoquait et invoquait l'abondance et l'espoir du renouveau. Le solstice d'hiver était celui de la pondération et de la gratitude, sous l'égide de Belisama, la déesse initiatrice. 

Le solstice d'hiver est féminin et puéril (terme non péjoratif). Il représente le creux du réceptacle. Le berceau. Là où tout est encore possible.

Plus sur les solstices ICI (été) et ICI (hiver)

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IMBOLG était une célébration sacerdotale, présidée par les druides, marquant le moment charnière refermant peu à peu le spirituel pour passer au temporel.

Elle avait lieu la dernière nuit de janvier, à la fin de l'hiver, au lever héliaque de Capella.
Le temps du repli, de la préparation, des paroles et de l'initiation s'amoindrissait. Les guerriers se réveillaient, les épées et les armes étaient sorties, à nouveau exposées, l'on admirait des danses et des combats chorégraphiés dans les formes et vertus propres au culte de l'héroïsme des celtes, les bardes rappelaient les prouesses des héros locaux, histoire de raviver l'énergie.

Les cérémonies de passage à l'âge adulte des jeunes gens et jeunes filles, avaient lieu entre ce moment et l'équinoxe suivant. Les femmes, les initiatrices, les mères, se retiraient progressivement pour permettre la maturation.

L'intronisation des jeunes adutles (garçons et filles) se déroulaient à Imbolg : épreuves (savoir faire artisan, compétences guerrières, etc.), rituels, réception du torque, nouveaux noms...

La déesse Bélisama était sur le déclin et Bélénos s'apprêtait tout doucement à prendre son relais, mais un autre grand dieu d'Imblog était Cernunno.
Cernunnos personnifie la transition propre à toute évolution cyclique. Dans une main, il tient le serpent symbolisant la sagesse car il change de peau chaque fois qu'il grandit. Les bois de cerf qui coiffent Cernunnos impliquent un symbolisme similaire puisqu'ils tombent annuellement pour repousser avec un cor supplémentaire.
Dans l'autre main, Cernunnos tient le torque, la marque de tout adulte autonome et responsable de sa propre vie (dans des notions similaires au Dharma/ Karma / Moksha). Cernunnos préside donc sur le passage à l'âge adulte (qui reste un processus, pas un événement, comme en témoignent les étapes du calendrier celtique : https://milo-epopeecelte.blogspot.com/…/le-calendrier-gaulo…)

Imbolg, en bref : de la genèse et de l'initiation (Bélisama) à la volonté, l'intention (Bélénos), en transitant par Cernunnos.

Cernunnos tel que représenté sur le chaudron de Gunderstrup 

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Entre Imbolg et Beltaine avait lieu une célébration populaire au moment de l'équinoxe du printemps, en plein équilibre

On appelait la lumière et la chaleur du soleil avec de grands feux. L'on y brûlait les symboles de la froidure et du sommeil. On y évoquait la floraison et le retour des couleurs. La terre se réchauffait, redevenait tendre, annonçant la reprise des activités agraires, et des rituels associés. Bélisama, la déesse des arts, du savoir-faire et de la connaissance (en résumé), célébrée à Imbolg, avait alors accompli son rôle initiatique et Belenos, l'intermédiaire lunaire/solaire ou féminin/masculin prenait le relais jusqu'à Beltaine.

L'équinoxe du printemps est d'aspect juvénile et encore asexué.

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BELTAINE est une célébration sacerdotale se déroulant le premier jour du mois de mai, au début de l'été, au lever héliaque d'Aldébaran. A ce moment la saison claire était scellée par la distribution du feu sacré, symbolisant le soleil, depuis la colline des sanctuaires jusque dans les chaumières. La floraison battait son plein, les arbres retrouvaient leur feuillage complet. Dans les campagnes, les veaux, les agneaux, les poulains, gambadaient dans les pâturages. Les bouviers et les bergers étaient mis à l'honneur, ainsi que les tisserand(e)s, car l'on tondait les moutons. Se déroulait également la bénédiction des cheptels et des terres cultivées, la vénération de l'arbre du renouveau avec ses bourgeons et fleurs que l'on décorait pour appeler ses fruits et autour duquel on dansait. S'ajoutait certainement une flopée de symboles en terme d'essences de bois et de décorations végétales, de pratiques traditionnelles dont nous avons perdu toute trace.

Beltaine appelait à la concrétisation de tous les espoirs émis pour l'année. C'était une célébration d'aspect sérieux et cérémonial.
Belenos était honoré, en cette période du jeune été, mais il cédait doucement la place au grand dieu Ogmios, le dieu souverain (qui régnerait sur l'été jusqu'à ce que Lugh lui prenne son trône).

De la volonté, de l'intention (Bélénos) à l'action, la concrétisation (Ogmios).

Beltaine, la sexualité se révélait en tant qu'énergie de vie.

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Entre Beltaine et Lughnasad se déroulait une célébration populaire, au solstice d'été. Au cœur de la saison claire, c'est à dire à l'aube des récoltes, on évoquait et invoquait l'abondance et l'espoir de la prospérité. Le solstice d'été était celui de l'exubérance et de la joie, sous l'égide d'Ogmios, car Belenos, le dieu de la jeunesse et de la santé (en résumé), avait alors accompli son rôle et permis la maturité qu'Ogmios représentait. 

Le solstice d'été est masculin (tout est accompli, concrétisé). Les symboles tels que phallus, la corne d'abondance, l'épée, étaient omniprésents jusque dans les rituels.

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LUGHNASAD était une célébration sacerdotale, donc présidée par les druides, qui se déroulait le premier jour d'août, au début de l'automne, au lever héliaque de Sirius. C'était le moment du plein épanouissement, de la maturité, de l'accomplissement.

Ogmios se retire face à Lug, lui cédant son trône mais pas son titre ni son statut. En ce sens, Lughnasad était une célébration royale.

Les rois, responsables de l'abondance et de la prospérité d'un peuple, étaient mis à l'honneur, ainsi que tout le symbolisme qui entoure la royauté, ce qui donnait très certainement des tournois, des courses de chevaux (voyez celle qui se déroule dans "Milo", de la page 260 à 268, avec toute la symbolique du cycle annuel).

Les tables croulaient sous la nourriture lors d'un festin où chacun (individus libres) était conviés, invités du roi à la table ronde de la prospérité.

Les mariages étaient célébrés. 

Les taureaux et les étalons arrivés à maturités et non dédiés à l'élevage ou à la guerre étaient castrés, les autres, décorés et peints, étaient mis à l'honneur.
Les granges étaient décorées également, prête à accueillir les récoltes qui annonceraient la qualité de l'hiver suivant : confortable ou précaire ! 


Lughnasad, c'est la réalisation, l'accomplissement. L'on récolte les fruits des actions menée sous l'égide d'Ogmios, l'on clôture tout doucement les projets, les entreprises; L'on recherche un dénouement, une finition.

Comme son nom l'indique, le grand dieu de Lughnasad est Lug, le flamboyant (voyez l'article qui lui est consacré ICI)

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Entre Lughnasad et Samain se déroulait la célébration populaire de l'équinoxe d'automne, en plein équilibre. 

L'équinoxe, il y a plus de 2.000, était un moment de réjouissances et de célébrations populaires selon le calendrier celtique.

Les moissons et récoltes étaient clôturées, engrangées, et les réserves pour l'hiver étaient organisées. L'on préparait la terre avant qu'elle durcisse. L'on se préparait aussi au repos physique et à l'introspection, au bilan et au retour du spirituel qu'amènerait Samain.

L'on célébrait la fertilité des hommes et des femmes, et de la nature. Diverses traditions populaires chargées de symboliques mettant en scène Épona (la Rhiannon galloise) avaient lieu, accompagnées de maintes festivités : courses de chevaux, bien sûr, danse et musique, banquets, spectacles symboliques, décoration des granges, etc.

Lug le Royal, dieu solaire cédait doucement la place à Belisama, déesse lunaire. 

L'équinoxe du printemps était un moment neutre, sans identification masculine ou féminine, sur lequel régnait Belenos, le dieu androgyne. 

Par contre, l'équinoxe d'automne, moment transitoire de la fertilité (les fruits sont cueillis et la terre se repose, se prépare à être féconde à nouveau), appartenait à Épona. La déesse, représentée par une jument suitée - le cheval étant un animal de transition, psychopompe par excellence, et la jument suitée, un symbole divin de fécondité à la fois spirituelle et temporelle - scelle la fertilité (issue de l'union masculin/féminin).

La célébration de l'équinoxe n'était pas de nature sacerdotale comme Samain, Imbolg, Beltaine, et Lughnasad. Point donc de rituels sous l'égide des druides. 

Cependant, comme l'équinoxe, moment d'équilibre, ne peut coexister avec un quelconque préjudice, jugement était donc rendu durant la période de trois jours (comme pour tout événement celtique : un jour avant, le jour "calendrier", et un jour après). Le tribunal de l'équinoxe visait à ramener à l'équilibre. 
Quel qu'en soit le prix... 

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Le calendrier gaulois était une expression de la cosmogonie celtique qui impliquait une savante observation des astres, des mesures et calculs compliqués, une connaissance sans doute accessible aux seuls druides et initié(e)s. 

Chaque période du calendrier renfermait une symbolique sur laquelle de nombreux comportements étaient alignés, sous la guidance des druides.

Par exemple, les comportements de nature spirituelle, les débats philosophiques, étaient encouragés durant la saison lunaire : les palabres en assemblées concernant les accords et traités entre familles, entre peuples, équilibrant les rapports de force et assurant la prospérité de chacun, réunions et cérémonies sacerdotales et réflexions philosophiques, repos et introspection, entraînements (amélioration des performances et du savoir-faire) et apprentissages intellectuels, préparations et initiations, vie familiale et intime, etc.

Les comportements de nature physique étaient encouragés durant la saison solaire : expéditions migratoires ou guerrières, c'est à dire le règlement des conflits (accords n'ayant pu trouver de conclusion durant les assemblées de la saison sombre) et les rééquilibrages des rapports de forces, sur les champs de bataille; l'agriculture et travaux de la terre, la concrétisation des projets divers et réalisation des travaux urbains (entretien des fortifications et des routes), application des études, des initiations et des entraînements effectués durant la saison sombre, etc.

Il ne s'agissait donc pas d'un simple calendrier égrainant les jours et les saisons, comme je l'ai mentionné au début, mais d'un contenu des connaissance, d'un moyen de leur transmission, et surtout d'un guide de vie, une trame sur laquelle venaient se calquer les éléments du quotidien, les phases de l'existence, comprenant toutes les notions celtiques, de leur profonde genèse spirituelle jusqu'à leur concrétisation dans le monde physique, incluant les dieux, le fonctionnement de l'univers (ou cosmos) et les cycles qui le régissent. Ce calendrier harmonisait les comportements et activités des humains avec le fonctionnement de l'écosystème local. Il était, en cela, respectueux du métabolisme, de ses rythmes et besoins. Bien moins violent que le nôtre, autant physiquement que psychiquement...

Comme le dit le barde Argiotalus dans "Milo" : "Les étapes qui jalonnent le cycle d'une journée, d'une année, d'une vie et de l'univers sont identiques. Chaque étape possèdent ses symboles et ses clés. Identifiez et comprenez ces symboles, trouvez les clés ! Elles vous ouvriront les portes de la divinité."


FLB


Bibliographie : 

- Robert Graves (1979), Les mythes celtes, Editions du Rocher
- Veceslas Kruta (2000), Les Celtes, histoire et dictionnaire, Robert Laffont
- Nicole Jufer et Thierry Lignibûhl, Répertoire des Dieux gaulois, Errance
- New Larousse encyclopedia of Mythology, Hamlin
The Mabinogion, Oxford University Press, translation by Sioned Davies
- Mirandy Jane Green (1995), Mythes celtiques, POINT
- Marie-Louise Sjoestedt (2000), Celtic Gods and Heroes, Dover
Early Irish Myths and Sagas, Translated by Jeffrey Gantz, Pengouin Classics
- Frank Delaney (1986), The Celts, BBC publications
- Dastumet Gant et Hervé Bihan (2011), Mythes, littérature, langue, TIR (Université européenne de Bretagne)

- Abines Chandra Bose (1960), The call of the Vedas, Bhavan's Book Uninversity, BHARATIYA VIDYA BHAVAN
- Pandid Ganga Prasad Upadhyaya (réédition de nov.2010), The vedic view of life, Aria Samaj Navadera-Baruch (India), disponible en PDF

- Michel-Gérard Boutet (2000), Druidism and vedism compared, Academia.edu
The Bhagavad-Gitatranslated by Laurie L. Patton (2014), Pingouin Edition








3 commentaires:

eliane a dit…

Bonjour et merci pour ses renseignements très intéressant j’ai partager sur mon compte d’amis groupe passion Irlande

Laura a dit…

Bel article merci pour toutes ces riches informations.

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